UN DIMANCHE EN DRÔME PROVENCALE

28858 1Texte original
d'Hélène et Michel PILA  - 
20 mars 2017

Un dimanche à travers la Drôme provençale.

La France est coupée en deux, le nord et le sud, mauvais en haut et beau en bas avec une limite des nuages très au sud puisqu'il faut descendre en dessous de Grenoble pour trouver le beau temps.

Après avoir examiné attentivement la carte, le parcours est tracé approximativement, nous ajusterons le tir sur le terrain. Pas besoin de GPS donc… une carte suffira. Si les brumes tenaces entourent Grenoble, sitôt sortis de la ville, des trouées de bleu apparaissent. Le Col de Menée est ouvert, chic, ici commencent les petites routes pleines de virolos. Un brouillard tenace nous accompagne jusqu'au Col mais à la sortie du tunnel sommital, une lueur éclatante nous souhaite la bienvenue, ici dans la Drôme le soleil est éclatant et il le restera toute la journée. Le thermomètre grimpe pendant que l'altitude descend, de quatre petits degrés au Col nous trouvons 20° à Die.


 

Les routes sont magnifiques, les hameaux perchés sur des monticules ressemblent à des villages de santons. Les cols se succèdent sans aucune circulation. Arrivés au plus au sud du parcours, à la Motte Chalancon, et devant la beauté des éléments, on décide d'en remettre une couche, décision est prise de passer à Valdrome et sa station fantôme. La route est fermée mais nous sommes formés à l'école des Boussinades, pas question de reculer. Si les pistes sont toutes vertes, en revanche la route à l’ombre de la montagne n'est pas déneigée... par moment ce sont des grandes plaques de glaces vicelardes qu'il faut négocier avec prudence... finalement nous entrons dans la station abandonnée comme un village du far-West américain, les boules de poussières en moins. La vue est splendide.TOURISME A VOIR

Après une descente encore plus casse gueule que la montée, l'objectif est le Col de Carabes, il est fermé et signalé par Michelin comme dangereux sur plusieurs kilomètres... voilà deux excellentes raisons d'aller voir sur place. Finalement il passe assez bien mais la solitude y est totale, si on excepte un autre couple (également en G/S), arrêté au bord du précipice. Ils ont choisi un endroit panoramique face à l'immensité de la terre où sa rotondité y est presque perceptible.


 

Une fois dévoré un petit pique-nique tiré du sac, (ou plutôt sorti du topcase) il est temps de repartir, déjà deux cents bornes de virolos, mais ce n'est pas encore fini. Le retour vers le nord se fera par le Devoluy et le Col du Festre, ce massif est d'une brutale sauvagerie, les immenses parois de calcaire qui le protègent sont impressionnantes. Le plateau d'altitude qui lui fait suite est cerné de masses cotonneuses d'où émergent des cimes glacées dont les pointes paraissent bien agressives. Enfin il est temps de retrouver la nationale à Corps. Une petite pause s'impose avant de rentrer par la grande route, elle nous permet de nous requinquer et de balancer les watts.... et y en a dans ce flat. Le compteur vient de passer les 90 000 bornes sur la GS orange et elle marche toujours comme une horloge !

Motorcycle racing 128 1 1Alors que les courbes s’enchainent rapidement, Une Subaru WRX impresia nous double dans un tonnerre de décibels… Elle nous a donné un peu de fil à retordre entre Corps et La Mure.... Néanmoins son moteur a beau être gavé de chevaux, la grosse tonne de ferraille que constitue la carcasse rend le véhicule bien balourd. Mais quel plaisir que ces routes tortueuses en moto !

Ah sacrebleu, on y aime la bécane !31588


 

 


Total de la balade = 370 kms
Détail des festivités :
Col du Prayet (1197m)
Col de Menée (1402m)
Col des Guillens (802m)
Col du Portail (805m)
Col de Vache (887m)
Col des Roustants (1028m)
Col du Fays (1051m)
Col de Rossas (1115m)
Station Fantôme de Valdrome (1330m)
Col de Carabes (1261m)
Col du Festre (1441m)


PS : Nous avons profité d’un plein en début de sortie pour comparer deux carburants : SP95 pour ma part et SP95E pour Hélène. Sachant que d’expérience nos deux G/S consomment pratiquement la même chose, Après une journée de conduite, le verdict tombe : Alors qu’il faut compléter le réservoir de 16L pour la moto d’Hélène je ne peux mettre que 15L dans la mienne CQFD !
Conclusion, l’économie à l’achat du SP95E est perdue dans la sur-consommation, et l’argument écologique ne tient absolument pas puisque l’on carbonise plus !


 

Date de dernière mise à jour : 28/03/2017